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rivière

Ecrevisses en Lorraine

Depuis plusieurs décennies, la distribution des écrevisses a connu de profonds bouleversements notamment par l’introduction d’écrevisses exotiques envahissantes provenant du continent nord-américain.

Le nombre d’espèces d’écrevisses exotiques envahissantes présentes en Lorraine est maintenant supérieur à celui des espèces indigènes. Il est aujourd’hui facile de prédire leur dominance définitive si rien n’est fait pour protéger les espèces natives que sont l’écrevisse des torrents, l’écrevisse à pattes blanches blanches et l’écrevisse à pattes rouges.

La Moselle héberge ces trois espèces mais elles sont en voie d’extinction notamment par la perte de leur habitat, la détérioration de la qualité de l’eau, le changement climatique et, plus importantes encore, les maladies comme la peste des écrevisses introduites par les écrevisses exotiques envahissantes !

 

En Moselle on retrouve 9 espèces d'écrevisses  :

3 écrevisses auto - Protégées et interdites de capture (toute l'année)​

​Ecrevisse à pattes blanches : en forte régression dans notre département

Ecrevisse à pattes rouges : en forte régression dans notre département

Ecrevisse des torrents : en voie de disparition en France, l'espèce est présente en Moselle sur quelques sites qui comptent parmi les seuls sur toute l'échelle nationale.

1 écrevisses exotique - Bien intégrée dans nos cours d'eau - ne représentant pas de risque pour la biodiversité

​Ecrevisse à pattes grêles : présente sur certaines rivière de 1ère catégorie et plans d'eau.

5 écrevisses exotiques envahissantes  - Voir règlementation plus bas

Ecrevisse américaine : présente généralement dans nos canaux, rivières de 2 ème catégorie (Moselle/ Sarre par exemple) et plans d'eau.

Ecrevisse du pacifique (signal) : présente en rivière de 1ère catégorie (Sarre blanche par exemple) et sur certains plans d'eau. 

Ecrevisse de Louisiane : présente généralement sur des plans d'eau.

Ecrevisse de la rivière blanche : présente généralement sur des plans d'eau.

Ecrevisse marbrée : présente généralement sur des plans d'eau.

Que faire pour sauver les écrevisses autochtones ?

  • pêcher les écrevisses non autochtones,

  • désinfecter (eau de javel fortement diluée par exemple) et faire sécher le matériel de pêche (balances, bottes,…) avant chaque utilisation, Pourquoi ? Parce que L’Homme peut aussi transporter l’agent pathogène responsable de maladie (Aphanomices astaci, petit champignon flagellé), par le déplacement de boue accrochée aux bottes du pêcheur.

  • ne pas déplacer les écrevisses exotiques,

  • éviter la pêche dans l’eau et les empoissonnements dans les secteurs connus à écrevisses,

  • propager ce message nécessaire pour la protection des espèces autochtones

Reconnaitre les différentes espèces d'écrevisses c'est possible, notamment grâce au guide d'identification des écrevisses (2026) suivant :

Réglementation pêche des écrevisses

L’écrevisse à pattes rouges et l’écrevisse à pattes grêles sont autorisées à la pêche du 23 juillet au 1er août dans les eaux de première et deuxième catégories. La taille minimale de capture est de 9 cm du rostre (tête) au telson (à la queue).

La pêche des écrevisses non autochtones est autorisée pendant la période d’ouverture de la truite en première catégorie et toute l’année en deuxième catégorie, à condition d’être détenteur d’une carte de pêche. Il n’y a pas de taille minimale de capture.

La balance de diamètre inférieur ou égal à 30 cm, au nombre de 6 maximum par pêcheur, est le seul mode de pêche autorisé.

Rappel : Les écrevisses exotiques sont classées au titre de l’article R.432-5 du Code de l’Environnement comme « étant des espèces susceptibles de créer des déséquilibres biologiques ».
Ainsi selon l’arrêté du 14 février 2018 sont interdits sur tout le territoire métropolitain et en tout temps, l’introduction dans le milieu naturel, la détention, le transport, l’utilisation, l’échange, la mise en vente de spécimens vivants des espèces animales suivantes : 

 

-    Orconectes limosus (Rafinesque, 1817) : Ecrevisse américaine

-    Orconectes virilis (Hagen, 1870) : Ecrevisse américaine virile, Ecrevisse à pinces bleues

-    Pacifastacus leniusculus (Dana, 1852) : Ecrevisse de Californie, Ecrevisse signal

-    Procambarus clarkii (Girard, 1852) : Ecrevisse de Louisiane

-    Procambarus fallax (Hagen, 1870) f. virginalis : Ecrevisse marbrée

-    Procambarus zonangulus : Ecrevisse de la rivière blanche

Pour consulter le lien vers l'arrêté, cliquez ici

L'écrevisse marbrée 

Nouvelles espèces exotique envahissante présentes en Moselle 

et                

l'écrevisse de rivière blanche  

Des prospections menées dans le département ont permis de détecter la présence de l'écrevisse marbrée, signalée pour la première fois en milieu naturel, en France, par la Fédération de la Moselle pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique, dans un plan d'eau en contexte de ballastières sur le bassin versant de la Moselle. 

Ses nombreuses caractéristiques lui confèrent un fort potentiel envahissant : croissance rapide, fécondité élevée, reproduction fréquente ou maturation précoce. Elle est également capable de se reproduire par parthénogenèse (la femelle n'a pas besoin de mâle pour se reproduire et tous les descendants sont des clones).

Un signalement à également permis le recensement de l'écrevisse de rivière blanche une cousine de l'écrevisse de louisiane dans un plan d'eau du nord est du département. Comme sa cousine elle est potentiellement porteuse saine de la peste de l'écrevisse transmissible à nos espèces indigènes de Moselle (et mortelle pour ces dernièresà) !

Ses nombreuses caractéristiques lui confèrent également un fort potentiel envahissant : croissance rapide, fécondité élevée, facilité d'adaptation dans un nouveau milieu , concurrence alimentaire pour nos autres écrevisses.

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