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 écrevisses en lorraine

Depuis plusieurs décennies, la distribution des écrevisses a connu de profonds bouleversements notamment par l’introduction d’écrevisses exotiques envahissantes provenant du continent nord-américain.

Le nombre d’espèces d’écrevisses exotiques envahissantes présentes en Lorraine est maintenant équivalent à celui des espèces indigènes. Il est aujourd’hui facile de prédire leur dominance définitive si rien n’est fait pour protéger les espèces natives que sont l’écrevisse des torrents, l’écrevisse à pattes blanches blanches et l’écrevisse à pattes rouges.

La Moselle héberge ces trois espèces mais elles sont en voie d’extinction notamment par la perte de leur habitat, la détérioration de la qualité de l’eau, le changement climatique et, plus importantes encore, les maladies comme la peste des écrevisses introduites par les trois écrevisses exotiques envahissantes : l’écrevisse de Californie, l’écrevisse américaine et l’écrevisse de Louisiane. Ces espèces agissent comme vecteurs de la peste lesquelles rencontrent les écrevisses autochtones.

L’Homme peut aussi transporter l’agent pathogène responsable de cette maladie (Aphanomices astaci, petit champignon flagellé), par le déplacement de boue accrochée aux bottes du pêcheur.

Que faire pour sauver les écrevisses autochtones ?

  • pêcher les écrevisses non autochtones,

  • désinfecter (eau de javel fortement diluée par exemple) et faire sécher le matériel de pêche (balances, bottes,…) avant chaque utilisation,

  • ne pas déplacer les écrevisses exotiques,

  • éviter la pêche dans l’eau et les empoissonnements dans les secteurs connus à écrevisses,

  • propager ce message nécessaire pour la protection des espèces autochtones

Les quatre Fédérations de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique lorraines se sont engagées depuis le 1er juin 2010, afin de réunir le plus d’informations possibles sur la distribution des différentes populations d’écrevisses. A terme, cette étude permettra de mettre en place une gestion astacologique adaptée.

Pour consulter le guide d'identification des écrevisses, cliquez ici

Réglementation pêche des écrevisses

L’écrevisse à pattes rouges et l’écrevisse à pattes grêles sont autorisées à la pêche du 23 juillet au 1er août dans les eaux de première et deuxième catégories. La taille minimale de capture est de 9 cm du rostre (tête) au telson (à la queue).

La pêche des écrevisses non autochtones est autorisée pendant la période d’ouverture de la truite en première catégorie et toute l’année en deuxième catégorie, à condition d’être détenteur d’une carte de pêche. Il n’y a pas de taille minimale de capture.

La balance de diamètre inférieur ou égal à 30 cm, au nombre de 6 maximum par pêcheur, est le seul mode de pêche autorisé.

Rappel : Les écrevisses exotiques sont classées au titre de l’article R.432-5 du Code de l’Environnement comme « étant des espèces susceptibles de créer des déséquilibres biologiques ».
Ainsi selon l’arrêté du 14 février 2018 sont interdits sur tout le territoire métropolitain et en tout temps, l’introduction dans le milieu naturel, la détention, le transport, l’utilisation, l’échange, la mise en vente de spécimens vivants des espèces animales suivantes : 

 

-    Orconectes limosus (Rafinesque, 1817) : Ecrevisse américaine

-    Orconectes virilis (Hagen, 1870) : Ecrevisse américaine virile, Ecrevisse à pinces bleues

-    Pacifastacus leniusculus (Dana, 1852) : Ecrevisse de Californie, Ecrevisse signal

-    Procambarus clarkii (Girard, 1852) : Ecrevisse de Louisiane

-    Procambarus fallax (Hagen, 1870) f. virginalis : Ecrevisse marbrée

Pour consulter le lien vers l'arrêté, cliquez ici

Des prospections menées dans le département ont permis de détecter la présence de l'écrevisse marbrée, signalée pour la première fois en milieu naturel, en France, par la Fédération de la Moselle pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique, dans un plan d'eau en contexte de ballastières sur le bassin versant de la Moselle. 

Ses nombreuses caractéristiques lui confèrent un fort potentiel envahissant : croissance rapide, fécondité élevée, reproduction fréquente ou maturation précoce. Elle est également capable de se reproduire par parthénogenèse (la femelle n'a pas besoin de mâle pour se reproduire et tous les descendants sont des clones).

L'espèce est considérée comme une espèce préoccupante au titre du réglement européen n°1143/2014 du Parlement Européen..

Ecrevisses en Moselle

L'écrevisse marbrée : nouvelle espèce exotique envahissante

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