Cette semaine, je profite de la fermeture en première catégorie piscicole, le dimanche 20
septembre une demie heure après le coucher du soleil pour vous parler de Fario, une belle à la
robe mouchetée de points rouges , blancs et noirs.
Nos voisins pourront continuer la pêche jusqu’au 30 septembre (Allemands, Belges & Luxembourgeois).
Dame truite va commencer sa migration pour la reproduction qui aura lieu fin de l’automne, début
de l’hiver , le plus en amont possible de la rivière. Chaque femelle pond de 1500 à 2000 oeufs par
kilo de son poids, ce qui est très peu comparé à la carpe ou la perche qui en lachent des dizaines
ou des centaines de mille. Au moment de frayer, les femelles souvent aidées des mâles, labourent
avec leur ventre, le fond de la rivière, dans des zones de gravier et de sable. Lorsque les oeufs
y sont déposés et fécondés, les parents les recouvrent de gravier. Cela forme des amas et des
taches claires que l’on repère aisément sur le fond. Les oeufs éclosent au bout de six semaines
en moyenne.
Avec nos 557 Km de rives en première catégorie en Moselle, ce qui n’est pas énorme et concerne
principalement les Vosges gréseuses, secteur de Sarrebourg et pays de Bitche et quelques rivières
venant des côtes de Moselle ( Sarre Blanche et Rouge, Zorn, Zinsel, Falkenstein, Schwalbach,
Schwartzbach, Horn, Bibiche, ruisseau d’Oudrenne, la Mance). Avec les eaux d’exhaure nous verrons
arriver sans doute de nouvelles premières catégories, idem pour la mise en place de station
d’épuration plus efficaces avec une prise en charge plus large. Les truites très sensibles aux
pollutions , s’éloignent des rejets pour disparaître totalement.
La truite se pêche au toc avec des appâts naturels comme des larves , verre de terre ou alevin
(pas de truite), insecte, grillon ou sauterelle et pratiquement à tous les leurres tournant ou
ondulant, mouche sèche , noyée ou streamer (un leurre qui imite un petit poisson ou de grosses
larves qui vont devenir éphémère ou libelulle. Les truites qu’elles soient Fario, arc en ciel ou
saumon de fontaine sont voraces c’est pourquoi le nombre de prises journalières est limitée d’une
manière générale à 6 et souvent moins quand les associations de pêche décident d’une taille plus
importante et de prises plus limitées et sur les parcours NO KILL à 0 ou 1 poisson jour.
La pression reste forte et souvent des alevinages surdensitaires sont nécessaires pour protéger
les poissons nés sur la rivière. Des caches en nombre, sous les racines des arbres de bordure ou
les chutes d’eau ou des rochers, et une nourriture abondante vont faire que le poisson restera là
et à chaque mouvement d’eau se cherchera une cache à sa mesure. Les grosses ou les petites truites
se trouvent toujours sur les mêmes postes avec une vie sociale dans l’eau qui fait qu’au moindre
bruit, toute la colonie se prévient du danger...
Pour les fanas restent des gravières aménagées pour continuer à pratiquer, principalement à la
mouche et ce toute l’année.
Quand la pêche à la truite ferme, c’est en général la pêche aux carnassiers qui bat son plein
(brochet, perche, sandre ou encore l’ASPE dont nous voudrions vous parler).