Aspius aspius : le combattant

Originaire du Danube, ce poisson colonise depuis 20 ans le bassin du Rhin dans lequel il est entré via le canal du Main.
Présent actuellement dans la rivière Moselle et dans quelques uns des ses affluents, il peut atteindre 80 à 90 cm pour un poids de l'ordre des cinq kilogrammes mais au vu de sa présence récente, on n'a pas encore suffisamment de recul et il est probable qu’à l’avenir on voit des spécimens de plus grandes tailles.

L’Aspe fait partie de la famille des Cyprinidés, comme l’Ablette, le Gardon ou encore la Carpe, à la seule différence, c’est qu’une fois adulte son régime alimentaire est constitué de poisson. Il se comporte comme un carnassier.
L’Aspe est facilement identifiable pour les initiés mais pour certains il y a souvent confusion. Il a une très grande ressemblance avec le chevesne. Pour le reconnaitre il faut tout d’abord observer sa forme. C’est un poisson au corps élancé, couvert d’écailles argentées, avec une tête conique. Les nageoires aussi permettent d’affiner notre identification, la nageoire caudale (celle de derrière) est foncée (presque noire). Mais c’est surtout au niveau de sa grande bouche orientée vers le haut et en observant sa mâchoire inférieure dépassant largement la supérieure que l’on peut dire que l’on est en présence d’un Aspe.

Et pour réaliser cette identification faut-il encore en capturer un spécimen.
Sa technique de chasse, de part sa morphologie, est d’attaquer rapidement vers la surface pour se régaler de quelques ablettes. C’est pour cela que les pêcheurs en quête de gros poissons utilisent la technique de la pêche au lancer, et plus particulièrement celle du leurre de surface pour capturer ces fameux Aspe. Les leurres sont des imitations de poissons ou de batraciens (ou de rien du tout : les créatures) allant de deux à cinq centimètres pour la truite, jusqu’à vingt (trente) centimètres pour les brochets et même davantage pour les poissons de mer. Les leurres peuvent être durs ou souples. Dans le commerce les leurres souples sont moins onéreux que les leurres durs. Cela permet de commencer cette pêche avec un faible investissement.
Pour la pêche de l’Aspe les deux feront l’affaire à partir du moment ou on les fait évoluer sur ou près de la surface de l’eau.
La logique voudrait que l’on choisisse des leurres de couleurs argentés, comme sa proie préférée, l’Ablette, mais ce n’est pas toujours le meilleur des moyens pour réaliser des captures. En effet les poissons attaquent pour se nourrir, mais aussi par reflex, ou par simple curiosité. Et sur certaines zones de pêche, les Aspes, à force d’être capturé avec des imitations d’Ablette vont se méfier de ce coloris, jusqu’à parfois l’ignorer complètement. On parle Les marques de pêche qui mettent des leurres sur le marché ont redoublé d’inventivité ces dix dernières années proposent énormément de coloris, de formes, de nages différentes. Aux pêcheurs maintenant d’être assez futés pour choisir le leurre qui fera la différence.

L’Aspe (Aspius aspius) est un poisson de la famille des cyprinidés.
Il a une très grande ressemblance avec le chevesne. Originaire du Danube, ce poisson colonise depuis 20 ans le bassin du Rhin dans lequel il est entré via le percement du canal du Main. Présent actuellement dans l'Ill, le canal du Rhône et de la Marne au Rhin, il va probablement continuer son implantation vers l'ouest dans les années à venir.
Biologiquement c'est un prédateur chassant à la surface des eaux des poissons blancs de petite taille, ablettes et gardons, il peut atteindre 80 à 90 cm pour un poids de l'ordre des cinq kilogrammes mais au vu de sa présence récente, on n'a pas encore suffisamment de recul et il est probable que dans un futur proche on voit des spécimens de plus grandes tailles encore. Sa pêche est sportive car il a grosse défense, faite de rush et de saut, d'autant qu'il ne dédaigne pas vivre dans les forts courants.